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Bienvenue sur mon blog. Je vous livrerai régulièrement mes commentaires sur l'actualité et vous ferai part de mes activités. Je reste à l'écoute de vos commentaires.
Un mot pour vous informer de la création, cette semaine, d’une antenne lyonnaise de la Société des Lecteurs de Libération (SLL) avec deux objectifs : soutenir le journal dans ses difficultés, et renforcer ses liens avec les lecteurs.
Nous connaissons tous la crise très grave que traverse Libération en ce moment : le pire est toujours possible. C’est d’ailleurs le cas pour de nombreux titres de la presse écrite payante, sur le plan national comme sur le plan local, puisque l’hebdomadaire Tribune de Lyon se trouve également en situation de crise financière aiguë qui pourrait l’amener à disparaître des kiosques dès la fin de la semaine.
Dans les deux cas, il y a urgence puisque Libération n’aurait que 3 mois pour trouver une solution à la fois financière et éditoriale qui conviennent à toutes les parties : la direction générale, les actionnaires, les salariés (qui sont aussi actionnaires) et la rédaction.
Vous trouverez toutes les informations sur les initiatives citoyennes qui visent à soutenir Libération sur le blog qui leur spécialement consacré : www.libe-lecteurs.fr.
Au-delà du soutien financier toujours possible et souhaitable (le mieux c’est encore d’acheter le journal), des événements festifs sont prévus dans les semaines qui viennent pour réveiller la conscience de celles et de ceux qui, comme moi, considèrent que la diversité de la presse et ses relations avec les industriels et les financiers sont des enjeux majeurs pour la citoyenneté et la démocratie.
Il s’agit aussi, plus simplement, de s’engager pour sauvegarder quelque chose auquel on tient : le plaisir quotidien d’ouvrir Libération le matin.
La commission de Finances de l’Assemblée nationale a approuvé, mercredi dernier, des mesures fiscales de soutien à la presse sous la forme de trois amendements du Gouvernement au projet de loi de finances 2007.
Je suivrai attentivement les discussions parlementaires sur le sujet car au-delà des mesures d’urgence à prendre pour donner un peu d’air aux titres les plus immédiatement en péril comme l’Humanité, Politis ou Libération, c’est un vrai débat sur l’avenir de le presse en France qu’il faudra organiser.
Le parti socialiste propose déjà un certain nombre de pistes intéressantes dans son programme avec une loi pour limiter les concentrations horizontales et verticales dans le domaine de la presse, des médias et des industries culturelles, une refonte totale des aides publiques à la presse ainsi que la création d’une société nationale des journalistes qui veillera au respect de l’indépendance des journalistes.
Le 17 octobre dernier, journée mondiale du refus de la misère, les associations Amnesty International France, le Secours Catholique, la coalition Action Mondiale Contre la Pauvreté et ATD Quart Monde, ont interpellé les futurs élus sur une situation dramatique. Celle de la France. La France oubliée des 4 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, dont plus d’un million d’enfants, des travailleurs pauvres, des mal logés, des précaires et des exclus.
Ces associations ont en particulier interpellé ceux qui demain seront en mesure d’agir, sur la question du logement. J’attache un prix particulier à cette question, sujet qui a occupé, cette année, les travaux du GIPIV qu j’anime, car j’estime que le logement est un droit fondamental au même titre que le droit à l’éducation ou le droit à la santé et que les pouvoirs publics doivent s’en porter garant. Le droit au logement est indissociable du droit à la vie privée et familiale et le mal logement est une atteinte à la dignité. C’est le sens de l’appel de ces associations et j’y adhère sans réserve.
Comment peut on admettre qu’une famille avec enfants soit à la rue ou attende des années avant de pouvoir accéder à un logement social, que le déficit de logements sociaux atteigne en 2006 le million ? comment peut on admettre que certaines municipalités s’exonèrent du 20 % logements sociaux alors que plus de la moitié de la population française est éligible à l’obtention d’un tel logement, comment justifier la discrimination spatiale (c’est à dire sociale), l’existence de cités ghetto, d’une « ceinture d’exclusion » qui tient éloignée des centres villes les plus pauvres et les plus fragiles de nos concitoyens, comment enfin se lever chaque matin sans sourciller alors que nos campings sont remplis de familles en situation précaire. Le logement, c’est la vie. C’est là où la vie de famille devient possible, où le lien social se tisse. Un logement décent, c’est une condition sine qua non de la réussite scolaire, d’une retraite apaisée, le point de départ de la recherche d’un emploi, de l’épanouissement personnel tout simplement.
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Je soutiendrai durant la campagne électorale l’exemple lyonnais ; une politique du logement fondée non seulement sur le renouvellement urbain, mais sur la construction massive de logements sociaux, sur l’ancrage de la périphérie des villes à leur centre, sur la mixité sociale, sur l’amélioration du cadre de vie et sur une politique équitable du transport urbain. |
Le logement n’est pas un secteur qui peut s’équilibrer par les simples lois du marché, l’intervention de la puissance publique est indispensable. Il est de notre responsabilité politique de répondre à ce défi du logement. Le parti socialiste l’a bien compris en intégrant dans son programme deux mesures phares : la construction de 120.000 logements sociaux par an pour faire face à la pénurie et l’instauration d’un « bouclier du logement », pour que chaque ménage ne consacre pas plus d’un quart de ses revenus à se loger.
Le chantier est immense, il faudra poser la question de l’inflation des prix de l’immobilier responsable de l’explosion de l’endettement des ménages et d’une part importante de la baisse du pouvoir d’achat des bas revenus, poser le problème de la spéculation, en particulier autour des aides au logement pourtant très redistributives. Il faudra travailler à améliorer le dispositif locapass, en mettant par exemple en place un mécanisme permettant la prise en charge ponctuelle du loyer de ceux qui pour une raison ou une autre, perte d’emploi, divorce, se retrouvent en difficulté financière et penser le moyen de sécuriser le droit au logement. Il faudra aussi tenir les objectifs de mixité sociale en restant intransigeant sur l’application de la loi SRU, et réfléchir enfin concrètement à la façon de mettre en œuvre un droit au logement opposable.
Je ne crois pas à la fatalité et je crois à la force de l’engagement. Relevons dès lors le défi posé par ces associations caritatives, « qu’à la fin de notre mandat, plus personne ne soit obligé de vivre à la rue ou dans un habitat indigne, et que le droit au logement devienne opposable, donc effectif ».
Il y a peu d’hommes politiques aussi respectés que lui, et je fais partie de ceux qui, au Parti Socialiste ou non, éprouvent depuis toujours une grande admiration pour son action, son intelligence, sa culture et son courage.
Lors de sa venue à Lyon, lundi dernier, à l’occasion des 25 ans de l’abolition de la peine de mort j’avais l’espoir de le rencontrer et d’échanger quelques mots avec lui.
En l’écoutant ce soir-là, je crois avoir mieux compris ce qui fait la force de cet homme.
Alors que l’immense majorité de l’assistance était venue lui rendre hommage pour ce qu’il avait accompli dans le passé, il a nous a assez fermement prié de bien vouloir ranger souvenirs et flatteries, et de nous intéresser avec lui à l’avenir du combat qu’il mène pour l’abolition universelle et l’amélioration de la condition pénitentiaire en France.
Il a rappelé, avec ce ton dont il a le secret, la nécessité de préserver les vies menacées par une condamnation à mort partout à travers le monde, et l’urgence de défendre les valeurs sans lesquelles, je le cite, « tout n’est que barbarie ». La nostalgie n’avait clairement aucune place dans son esprit.
Je me suis naturellement sentie très concernée par les deux sujets qu’il a abordés. D’abord parce que je suis engagée depuis plus d’un an dans la campagne d’opinion « Trop c'est trop » pour l’instauration du Numerus Clausus dans les prisons françaises, et que je regarde de très près le sort des prisons vétustes de Lyon qui doivent être détruites d’ici 2009 (j’y reviendrai lors d’un prochain post). Ensuite, parce que la peine de mort est toujours en vigueur au Maroc, où je suis née, même si un moratoire de fait y est appliqué depuis 1993. Je suis donc très attentivement la bataille qu’y mènent les abolitionnistes.
L’appel de Robert Badinter à la mobilisation, sa force de conviction, et son espoir serein en un avenir meilleur furent donc, au-delà de ce que j’espérais, une belle leçon de politique et, plus simplement, un exemple d’attitude à adopter dans la vie.
Comme il me l’a répété plus tard dans la soirée (j’ai finalement eu l’occasion de lui parler), il a finalement une grande confiance dans la capacité des nouvelles générations à mener les combats qui sont les leurs, à leur manière, et sans complexe.
Cette brève rencontre avec Robert Badinter, loin de me renvoyer à un passé glorieux et révolu de la gauche au pouvoir, m’a finalement donné beaucoup d’espoir dans la capacité de l’action politique à changer les choses. Ce soir-là, je me suis sentie bien dans ma peau de candidate aux élections législatives et déterminée à faire revenir une majorité de gauche au Parlement, à faire de grandes choses...