| Lun | Mar | Mer | Jeu | Ven | Sam | Dim |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | ||||||
| 2 | 3 | 4 | 5 | 6 | 7 | 8 |
| 9 | 10 | 11 | 12 | 13 | 14 | 15 |
| 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 |
| 23 | 24 | 25 | 26 | 27 | 28 | 29 |
| 30 | 31 | |||||
Bienvenue sur mon blog. Je vous livrerai régulièrement mes commentaires sur l'actualité et vous ferai part de mes activités. Je reste à l'écoute de vos commentaires.
Le 17 octobre dernier, journée mondiale du refus de la misère, les associations Amnesty International France, le Secours Catholique, la coalition Action Mondiale Contre la Pauvreté et ATD Quart Monde, ont interpellé les futurs élus sur une situation dramatique. Celle de la France. La France oubliée des 4 millions de personnes vivant sous le seuil de pauvreté, dont plus d’un million d’enfants, des travailleurs pauvres, des mal logés, des précaires et des exclus.
Ces associations ont en particulier interpellé ceux qui demain seront en mesure d’agir, sur la question du logement. J’attache un prix particulier à cette question, sujet qui a occupé, cette année, les travaux du GIPIV qu j’anime, car j’estime que le logement est un droit fondamental au même titre que le droit à l’éducation ou le droit à la santé et que les pouvoirs publics doivent s’en porter garant. Le droit au logement est indissociable du droit à la vie privée et familiale et le mal logement est une atteinte à la dignité. C’est le sens de l’appel de ces associations et j’y adhère sans réserve.
Comment peut on admettre qu’une famille avec enfants soit à la rue ou attende des années avant de pouvoir accéder à un logement social, que le déficit de logements sociaux atteigne en 2006 le million ? comment peut on admettre que certaines municipalités s’exonèrent du 20 % logements sociaux alors que plus de la moitié de la population française est éligible à l’obtention d’un tel logement, comment justifier la discrimination spatiale (c’est à dire sociale), l’existence de cités ghetto, d’une « ceinture d’exclusion » qui tient éloignée des centres villes les plus pauvres et les plus fragiles de nos concitoyens, comment enfin se lever chaque matin sans sourciller alors que nos campings sont remplis de familles en situation précaire. Le logement, c’est la vie. C’est là où la vie de famille devient possible, où le lien social se tisse. Un logement décent, c’est une condition sine qua non de la réussite scolaire, d’une retraite apaisée, le point de départ de la recherche d’un emploi, de l’épanouissement personnel tout simplement.
|
|
Je soutiendrai durant la campagne électorale l’exemple lyonnais ; une politique du logement fondée non seulement sur le renouvellement urbain, mais sur la construction massive de logements sociaux, sur l’ancrage de la périphérie des villes à leur centre, sur la mixité sociale, sur l’amélioration du cadre de vie et sur une politique équitable du transport urbain. |
Le logement n’est pas un secteur qui peut s’équilibrer par les simples lois du marché, l’intervention de la puissance publique est indispensable. Il est de notre responsabilité politique de répondre à ce défi du logement. Le parti socialiste l’a bien compris en intégrant dans son programme deux mesures phares : la construction de 120.000 logements sociaux par an pour faire face à la pénurie et l’instauration d’un « bouclier du logement », pour que chaque ménage ne consacre pas plus d’un quart de ses revenus à se loger.
Le chantier est immense, il faudra poser la question de l’inflation des prix de l’immobilier responsable de l’explosion de l’endettement des ménages et d’une part importante de la baisse du pouvoir d’achat des bas revenus, poser le problème de la spéculation, en particulier autour des aides au logement pourtant très redistributives. Il faudra travailler à améliorer le dispositif locapass, en mettant par exemple en place un mécanisme permettant la prise en charge ponctuelle du loyer de ceux qui pour une raison ou une autre, perte d’emploi, divorce, se retrouvent en difficulté financière et penser le moyen de sécuriser le droit au logement. Il faudra aussi tenir les objectifs de mixité sociale en restant intransigeant sur l’application de la loi SRU, et réfléchir enfin concrètement à la façon de mettre en œuvre un droit au logement opposable.
Je ne crois pas à la fatalité et je crois à la force de l’engagement. Relevons dès lors le défi posé par ces associations caritatives, « qu’à la fin de notre mandat, plus personne ne soit obligé de vivre à la rue ou dans un habitat indigne, et que le droit au logement devienne opposable, donc effectif ».